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29.04.2008

Vote du budget primitif: intervention lors du Conseil Municipal du 11 avril

DEBAT SUR LE VOTE DU BUDGET

INTERVENTION DE KEVIN IZORCE

Séance du 11 avril 2008

  Tout d’abord, je voulais simplement faire remarquer que nous avons aujourd’hui à nous exprimer sur un budget pour lequel nous n’avons pas pu participer au débat d’orientation budgétaire puisqu’il a eu lieu le 15 février dernier, c'est-à-dire, chacun l’aura compris, à la fin du municipe précédent.

 Je vous avoue également bien volontier qu’en ce début de municipe, le document nous a apparu quelque peu indigeste. Et ce, malgré les explications bien utiles de M. RICHARD que nous remercions au passage du temps qu’il a bien voulu nous consacrer lundi dernier.

Néanmoins, tel des Champollion décryptant cette pierre de rosette qu’était ce budget, (non pas que je veuille M. le maire vous comparer à Napoléon), nous avons donc tenté d’en tirer des conclusions sur la politique que vos comptez mener. 


DEBAT SUR LE VOTE DU BUDGET

INTERVENTION DE KEVIN IZORCE

Séance du 11 avril 2008

  Tout d’abord, je voulais simplement faire remarquer que nous avons aujourd’hui à nous exprimer sur un budget pour lequel nous n’avons pas pu participer au débat d’orientation budgétaire puisqu’il a eu lieu le 15 février dernier, c'est-à-dire, chacun l’aura compris, à la fin du municipe précédent.

 Je vous avoue également bien volontier qu’en ce début de municipe, le document nous a apparu quelque peu indigeste. Et ce, malgré les explications bien utiles de M. RICHARD que nous remercions au passage du temps qu’il a bien voulu nous consacrer lundi dernier.

Néanmoins, tel des Champollion décryptant cette pierre de rosette qu’était ce budget, (non pas que je veuille M. le maire vous comparer à Napoléon), nous avons donc tenté d’en tirer des conclusions sur la politique que vos comptez mener. 

Et là, je me permets de reprendre les mots, non pas d’un poète ou d’un grand écrivain, mais d’Olivier Richard, c’est bien aussi, qui répondait en 2001 à M. Gicquiaud, en ces termes : « Celui qui est capable, en lisant un seul budget dans les documents administratifs, de dire quelle est la politique menée par une ville, est très fort, et moi, personnellement, je ne sais pas le faire. C’est dans l’analyse de budgets successifs, de comptes administratifs, dans les déclarations politiques qui les accompagnent, dans la réalisation des différentes actions qu’on peut vraiment juger ce qu’est un budget. Alors, ceux qui pensent qu’on peut faire du débat politique uniquement sur le document officiel qui est remis, je leur souhaite bien du courage. »

J’en déduis donc que sous cet amas de chiffres, se cache tout naturellement le projet que vous avez défendu durant la campagne municipale.

De ce fait, bien entendu, nous voterons contre, et ce pour plusieurs raisons :

Tout d’abord, nous n’avons pas participé à sa préparation, ni, je vous le disais, au débat d’orientation budgétaire. Ce budget est l’outil qui vous permettra de mettre en œuvre votre volonté politique et un projet qui n’est pas le notre, avec des priorités qui ne sont pas les notre. Je me vois mal comment nous pourrions vous laisser carte blanche pour cela.

Il est évident que nous préférerons nous exprimer au cas par cas lors de nos votes plutôt que de faire un discours généraliste sur un budget débattu par d’autres.

Je vais donc me contenter de vœux pieux en espérant que vous tiendrez compte de l’avis de nombreux nazairiens.

-Concernant l’amélioration de la vie démocratique de notre ville, vous avez répondu partiellement à la question avec la mise en place de Conseils de quartiers, dont la composition a évoluée avec le temps car je dois bien avouer que le premier jet me faisait davantage penser à un « verrouillage décentralisé » qu’à une avancée démocratique pour Saint-nazaire. La mouture finale est déjà plus correcte, nous espérons bien sur son succès dans l’intérêt de notre ville et de ses habitants.

-Sinon je voulais insister sur plusieurs points, et en premier lieu sur l’état de nos infrastructures scolaires. Je n’ai pas peur de vous le dire M. le  maire, elles ne sont pas dignes d’une ville comme Saint-Nazaire. L’éducation doit être une de nos priorités durant ce municipe et nous tenons à ce que nos écoles aient les moyens d’avancer, en terme d’infrastructures comme en terme de matériel. Je dirais un mot rapide également sur l’équité de service entre nos écoles publiques et nos écoles privées, ce qui ne coûterait pas plus cher mais qui permettrait à tous nos enfants d’être sur un pied d’égalité.

-Je souhaite que vous teniez compte, également, de l’aspect durable de notre ville. Je suis prêts à vous soutenir sur des projets plus coûteux à la base mais qualitatifs, avec une durée de vie plus longue. J’en profite, M. le Maire, pour vous parler d’un projet qui me tient à cœur concernant le tri sélectif. Alors je sais bien que c’est un sujet qui concerne la Carène mais comme nous n’y sommes pas représentés, je vous fais confiance pour transmettre le message. Aujourd’hui à Saint-Nazaire, les nazairiens trient chez eux leurs déchets dans les conteneurs ou les sacs jaunes. Mais arrivés sur leur lieu de travail, ils ne se soucient plus de ce qu’ils jettent puisque aucune filière de tri n’est mise à disposition pour les entreprises. Je trouve dommage de trier l’emballage de mon petit pot de yaourt quand je jette des dizaines de cartons au boulot. J’espère que vous porterez efficacement ce message pour que cette aberration soit réparée dans un délai raisonnable. 

-Je pourrais également parler de notre économie et je vous encouragerais à continuer sa diversification. J’en profite pour vous demander de ne pas oublier les commerçants du centre ville, du paquebot, qui ne voient pas tous d’un bon œil l’arrivée du Ruban Bleu.

-J’insiste également pour que vous élargissiez l’offre culturelle pour répondre aux attentes de l’ensemble des nazairiens. Notre culture doit s’élargir. Tous ne connaissent pas Krijn de Koning, moi le premier, pour lequel nous aurons à voter un financement tout à l’heure.

-Je profite de cette tribune aussi pour vous demander de ne pas oublier la diversité culturelle de notre ville, les attentes de certains, et l’identité historique de notre ville. Puisque j’ai la parole j’en profite pour vous soumettre une idée : je pense que Saint-Nazaire devrait signer la charte de l’Office de la langue bretonne, qui a été signé par vos amis du Conseil Général. Ça ne serait pas un retour en arrière mais une reconnaissance de nos racines parce que vous le savez aussi bien que moi : on sait où l’on va que lorsque l’on sait d’où on vient.

Donc aux lendemains du 1er tour j’avais dit que nous resterions fidèles à notre projet et à ceux qui nous avaient fait confiance. Il en est de même aujourd’hui. Nous ne renions pas notre projet, nous ne renions pas l’équipe qui l’a porté et encore moins les nazairiens qui nous ont accordé massivement leur confiance.

Voter ce budget serait renier nos valeurs et nous ne sommes pas prêt de le faire.

Néanmoins, nous tenons à vous reconnaître une bonne maîtrise de la dette. Et là je vous en suis reconnaissant au nom de ma génération et de celles qui suivront car la tentation est grande pour les collectivités locales de s’endetter même si aujourd’hui les taux deviennent de moins en moins séduisants.

Quoi qu’il en soit, c’est une bonne chose, et malheureusement je suis triste de constater que ceux qui sont ou ont été aux manettes de la France depuis 25 années, qu’il s’agisse de Mitterand, de Chirac ou de notre nouveau Président, n’ont pas eu la même volonté.

Je parlerai rapidement de cette dette nationale qui pèse sur nos épaules et qui est passée à la prise du pouvoir par Mitterrand en 1981 de 1707€ par français à 11427€ lorsqu’il passa la main à Chirac, pour en arriver aujourd’hui à près de 19000€.

La décision souveraine de Nicolas Sarkozy, dès son élection, de faire une pause dans le remboursement de la dette est la preuve flagrante que les choses ne vont pas en s’arrangeant. Cette dette est la honte de notre pays et de ceux qui l’ont gouverné, et si il y a un point pour lequel je vous suis reconnaissant M. le maire, c’est celui de ne pas appliquer à Saint-Nazaire ce qu’ont fait la gauche et la droite en France en terme d’endettement.

Je vous remercie,

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