08.06.2009

Edito St Naz Mag du mois de juin

Un plan deux-roues

Malgré une majorité qui fait la sourde oreille à nos idées nous continuons à formuler des propositions dans l’intérêt des nazairiens.

 

Pendant les municipales, nous proposions un coup de pouce pour l’achat de deux-roues. La ville de Paris vient de mettre en place un dispositif équivalent, nous laissant penser que l’idée n’était pas si mauvaise.

 

C’est pour cela que nous proposons un « plan deux-roues ». En matière de déplacement, nous avons déjà prôné des parkings relais avec navettes sur les extérieurs de la ville - des parcs à deux roues plus nombreux - des pistes cyclables aménagées et sécurisées (la situation entre la gare et le centre commercial de Trignac est irresponsable) – des bus plus sécurisants (vidéosurveillance interne aux bus comme à Nantes) - une refonte du réseau de bus (en cours actuellement)…

 

Les propositions, plus précises, que nous formulons aujourd’hui sont complémentaires et veulent répondre à plusieurs points : le contexte de crise pèse sur le pouvoir d’achat de nombreux ménages (100km en scooter électrique coûtent moins de 0,50cts !), stationner sa voiture en centre-ville devient de plus en plus difficile, les voitures sont une source importante d’émission de gaz à effet de serre et les entreprises ont encore trop le « reflexe voiture » même pour des petits trajets.

 

Nous proposons donc des subventions municipales pour l’achat de:

-cyclomoteurs électriques (300 euros)

-vélos à assistance électrique (100 euros)

-cyclomoteurs à essence (100 euros)

 

Les véhicules électriques sont beaucoup moins polluants et c’est pour cela que la subvention est plus importante mais nous pensons aussi aux nazairiens en difficultés.

 

Ces offres seraient adressées aux particuliers mais également aux professionnels (commerçants, artisans…) dans le cas des véhicules électriques uniquement. En fonction de cela, elles représentent de 10% à 30% du prix d’achat.

 

Le coût global est estimé à env. 35 000 euros/an. Cette somme reste raisonnable et représente moins de 3% du budget annuel du LIFE ! L’argument du coût ne peut donc pas nous être opposé.

 

Ce plan, très complet et réglementé, ne peut être détaillé ici. Nous vous invitons donc à le consulter sur notre site internet (format papier sur demande à notre secrétariat).

 

Nez du France

Nous proposions récemment d’exposer quelques jours le « nez » du paquebot France à St Nazaire. La majorité a rejeté cette idée toute simple. La raison ? « La ville n’a pas vocation à enrichir de riches collectionneurs ! » Sauf que ce coup-ci, c’était un prêt qui était proposé, donc gratuit ! En gros l’idée n’était pas la leur, donc mauvaise, quitte à empêcher les nazairiens d’en profiter. Kévin Izorce était à Paris le 13 mai dernier pour négocier sa venue avec son propriétaire, ce qui pourrait éventuellement se faire au printemps prochain. Mais ça serait plus simple avec l’accord de la majorité !

 

Tour des quartiers

Après de nombreuses rencontres au mois de mai, nous continuons notre tour des quartiers pour faire remonter vos attentes.

Vos élus seront donc, en juin, de 18h à 20h30 :

le 11 à la Trébale, le 12 au Petit-Maroc, le 16 à Villeneuve, le 17 à Cardurant, le 18 à Villès-Martin, le 29 à Sunderland…

Nous serons dans vos quartiers et passerons vous voir chez vous sur rdvs au 06.67.71.38.70.

 

Dates

Puisqu’à St Nazaire c’est l’opposition qui doit faire le travail de la majorité en communicant les dates du conseil municipal, voici les dates de l’automne : 18 septembre, 06 novembre et 18 décembre 2009.

 

Très bonnes vacances si vous avez la chance d’en avoir et courage pour ceux qui travailleront cet été !

16.05.2009

Edito St Naz Mag du mois de mai

Vos élus vous rendent des comptes

Après plus d’une année de mandat, vos élus MoDem tirent un premier bilan.

 

Premier constat, l’élection municipale a transformé le paysage politique local. Grâce à vous, nous sommes devenus la seconde force politique de la Ville, avec tous les avantages et les inconvénients que cela suppose : une force plus importante grâce à nos 7 élus mais une force dont on se méfie et qu’il est préférable de ligoter, d’insulter, voire de menacer jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Eh oui, c’est ainsi que l’on fonctionne ici !!!

 

Dans ce contexte, il est bien inutile d’expliquer que nos propositions n’existent que le temps de sortir de notre bouche. Arrivées aux oreilles de la majorité, elles deviennent une insulte à leur intelligence. Triste pour notre ville.

 

Les promesses d’ouverture se sont bien vite envolées l’élection passée. L’accès aux informations dans les services nous est refusé par décision du Maire, le micro coupé en conseil municipal… Cela à l’image des conseils de quartier qui ne présentent plus aucun intérêt tant ils sont muselés, et encore quand ils ont lieu. Dans une ville verrouillée, lorsque nous avons par exemple été les seuls à interroger le maire sur sa volonté de porter plainte contre Total, la question s’est transformée en tribune publique pour la majorité, la presse oubliant facilement qui en était à l’origine.

 

Ensuite, l’UMP s’est petit à petit transformée, sans complexe, en supplétif de la majorité, votant à tours de bras Budgets, PLU et PDD (qui est le plan d’action du projet présenté par le maire actuel lors des élections). Dans ce cas, pourquoi s’être présenté si le projet du PS était si bien ?

 

Nous sommes les premiers à voter les projets qui nous semblent justes mais nous devons être cohérents avec nous-mêmes, ne pas trahir nos idées pour des miettes et condamner les gaspillages : la Halle Sud, déplacée de 200m pour près d’un million d’euros ne sert déjà plus à rien - le LIFE nous coûte 1,2 million par an - la tour des syndicats que la Ville a voulu conserver nous obligeant à signer chèques sur chèques pour finalement une structure inadaptée à la vie syndicale - le déplacement de la salle J. Brel dans la base pour 5 millions (pourquoi ne pas utiliser la salle du LIFE en arrêtant sa programmation ?)…

 

Certains parlaient de l’élection de la majorité comme d’une gifle. Alors comment ne pas citer Georges Courteline qui, faisant un peu d’humour noir, écrivait ces lignes qui illustrent si bien la situation depuis un an : « Il ne faut jamais gifler un sourd. Il perd la moitié du plaisir. Il sent la gifle mais il ne l’entend pas ! ».

 

De notre côté, nous continuons à défendre le projet que nous avons porté en allant à votre rencontre. Nous organisons un tour des quartiers de la ville, pour écouter vos remarques et les faire remonter.

Vos élus seront, en mai, de 18h à 20h30: le 18 à St Marc, le 19 à la Bouletterie/Chesnaie, le 21 à l’Immaculée, le 22 quartier Front de mer, le 26 à Ville-Port, le 28 à Mean-Penhoët, le 29 quartier de la gare… La suite en juin. Nous serons dans vos quartiers et passerons vous voir chez vous sur rdvs au 06.67.71.38.70.

 

Elections européennes, allez voter !

Le 7 juin, vous élirez vos représentants au Parlement Européen. Notre territoire a ceci de particulier qu’il est en lien direct avec les décisions qui se prennent au niveau européen. L’Europe, chez nous, est concrète : la pêche, le port, nos industries, le tourisme, la protection environnementale… autant de secteurs locaux qui dépendent de ces décisions. Quel que soit votre vote, le 7 juin, déplacez-vous !

07.04.2009

Edito St Naz Mag du mois d'avril

Retour en arrière pour la France et l’Otan : pauvre Général !

800px-Drapeau_de_l%E2%80%99OTAN_svg.jpg  Après avoir annoncé d’abord aux parlementaires britanniques qu’il allait faire envoyer des troupes françaises supplémentaires en Afghanistan, le Chef de l’Etat a cru bon d’aller présenter en priorité aux responsables de la sphère occidentale (plutôt qu’aux français), notre futur retour dans le commandement intégré de l’OTAN. Le procédé est original!

 

  Mais sur le fond, cette annonce est surtout un aller sans retour : il n’est bien sûr pas envisageable qu’un pays comme la France entre et sorte du commandement intégré à chaque alternance. Il est regrettable que le choix qui avait été fait par le Général de Gaulle de quitter en 1966 la structure militaire intégrée de l’Alliance Atlantique soit ainsi bradé.

 

  C’est cette indépendance qui nous a permis de dire « non » à la guerre en Irak. On peut être indépendant en étant allié, on ne peut pas l’être en étant intégré.

 

  C’est une part de notre héritage qui est abandonné, et cela pour s’aligner sur la politique d’un G.W. Bush du passé, autant dire pour rien.

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN engage notre pays et son peuple de façon inédite depuis longtemps. À ce titre, il mérite un débat d'ampleur nationale qui ne peut avoir lieu que dans le cadre d'un référendum. Exigeons-le!

 

ATSEM

  La Réforme « Darcos » a au moins une vertu : elle oblige les mairies à faire les comptes. Et les conséquences sont toujours les mêmes : les ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles) ayant moins d'heures de présence à l'école doivent travailler plus souvent.

En supprimant des contrats d'animateurs OMJ et en les remplaçant au pied levé par un personnel sans pratique dans l'animation, la mairie fait une économie d'échelle conséquente.

 

  Pourtant l’équipe municipale, fortement opposée aux réformes Darcos, déclarait à juste titre : « Toutes ces réformes (suppression des cours du samedi matin, nouvelle organisation de la semaine, remise en cause de l'accueil des 2 ans et du travail des enseignants de maternelle…) ont un seul point commun : une économie budgétaire drastique au détriment de la qualité du service public d'éducation ». Et ils avaient raison.

 

  Nous ne remettons donc pas en cause le fond de cette prise de position, mais on ne peut d’un coté s’opposer ostensiblement aux mesures Darcos et d’un autre en profiter pour faire des coupes budgétaires au sein de ces services, au détriment du service rendu. Quelle prise en compte du service public d'animation? Où est le respect des parents qui attendent un service d'accueil qui ne soit pas une énième séquence d'école?

 

  D'autant qu’à la rentrée 2010, en toute discrétion, on se préparerait à libérer les enfants à 15h30 avec un retour dans la classe le mercredi matin, au mépris des autres activités (artistiques, sportives…) nécessaires au développement de l'enfant.

Dès lors, est-il nécessaire de réorganiser dans l’urgence des services municipaux (qui par ailleurs fonctionnent plutôt bien) alors que, dans les mois à venir, il faudrait faire marche arrière?

 

A votre rencontre

  Cela fait un an que les 7 élus du Mouvement Démocrate de St Nazaire sont à votre service et nous continuons à répondre à vos nombreuses sollicitations. En parallèle, nous souhaitons continuer à aller à votre rencontre, sans attendre que vous ayez à le faire.

 

  Nous organiserons donc en mai et juin un tour des quartiers de la ville, pour entendre vos remarques, vos besoins et les faire remonter. Les dates des passages dans votre quartier seront dans cet édito du mois prochain.

16.03.2009

Edito St Naz Mag du mois de mars

Détournement de laïcité?

Le Maire vient de décider d’empêcher le conseil municipal de s’exprimer sur un texte permettant aux citoyens de différentes confessions de se faire inhumer dans le respect de leurs pratiques religieuses. Se cachant derrière une vision de la laïcité qui lui est propre, il a décidé qu’il serait illégal de créer des espaces confessionnels. Il y a quelques mois pourtant, la ministre de l’Intérieur demandait aux Préfets d’encourager les Maires à mettre en place ces dispositions, fidèles aux lois de la République et à la laïcité.

En 1905, justement, il y a avait 2 clans. Certains, comme J. Jaurès et A. Briand étaient partisans d’une laïcité qui respecte les croyances de chacun. D’autres, rejetaient en bloc les cultes et pratiques religieuses des autres.

La France d’aujourd’hui, diverse, doit répondre aux attentes de nombre de ces concitoyens, qui vivent sur le territoire national. C’est pour cela que nous avons proposé la création d’une mission d’information, regroupant élus et citoyens, pour empêcher de fermer le débat.

Tout comme chacun est libre de croire ou pas, chacun doit être libre de pratiquer son culte jusque dans son inhumation, tant que cela se fait dans le respect des lois républicaines.

Notre vision de la laïcité, celle que nous défendons, c’est celle de Jaurès, c’est celle de Briand !

 

Chantiers : contexte difficile

Nos chantiers évoluent dans un contexte national et local difficile, dû en partie à la crise économique, mais peut-être aussi, parce qu’il faut regarder les choses en face, dû à certains comportements des dirigeants passés des chantiers navals. Il n’y a qu’à se rappeler le peu d’intérêt que portait Alstom à sa branche marine et sa volonté de s’en débarrasser, quitte à la brader.

 

Arrêtons l’intox ! Les autres chantiers européens ont de nombreux navires en commande et certaines compagnies ont préféré se tourner vers les chantiers allemands ou italiens pour commander de grosses unités, justifiant leur choix par les bonnes relations entretenues. N’oublions pas que la crise n’était pas prévue il y a un an, l’absence de commandes ne vient donc pas que de là.

 

Et depuis, nos chantiers subissent les affres d’une mondialisation déraisonnée, dans laquelle l’Europe est absente depuis le rejet du traité constitutionnel, qui était censé poser les règles du jeu.

 

Il va falloir désormais regarder plus loin, diversifier, s’ouvrir à de nouveaux marchés, comme le font les autres chantiers européens.

 

Elément positif : l’entrée de l’Etat dans le capital. Aujourd’hui, l’Etat doit assumer ses responsabilités d’actionnaire important, non seulement pour le maintien de la construction navale à St Nazaire et en France, mais surtout pour permettre aux salariés, aux sous-traitants, aux intérimaires qui sont les premiers touchés de passer ce cap dans des conditions acceptables. Nous suivons avec attention les négociations sociales en cours au sein d’STX.

 

Informations

La municipalité ne souhaitant pas communiquer les dates des conseils municipaux via le St Naz Mag, nous utilisons donc nos colonnes pour le faire à leur place : 27 mars, 15 mai et 26 juin, à 18h30.

 

Nous vous informons aussi que vos élus MoDem ont eu l’idée de faire revenir, même pour quelques jours, le « nez » du paquebot France à St-Nazaire pour offrir aux nazairiens quelques souvenirs. Nous négocions actuellement la possibilité d’un tel retour. Nous allons proposer à la majorité de nous soutenir dans ce projet et peut-être l’installer dans le hall de l’Hôtel de Ville durant son éventuel court passage sur la terre qui l’a vu naître.

16.02.2009

Edito St Naz Mag du mois de février

L’identité d’une ville… la volonté d’un homme !

Lors du dernier conseil municipal, vos élus ont eu à se prononcer sur le Plan de Développement Durable (PDD) qui était proposé par la majorité. Ce document phare du municipe est le plan d’action de l’exécutif, basé sur les projets présentés par les listes lors de l’élection.

 

Tous les groupes politique ont exprimé leurs opinions, leur accord ou leur désapprobation.

 

Les élus majoritaires ont bien sûr voté pour, un élu de Label Gauche a voté contre pendant que trois autres s’abstenaient, et l’UMP a, contre toute logique, approuvé le document donnant ainsi carte blanche au maire pour jouer aux Legos avec notre ville!

 

Pour notre part, nous avons choisi de nous abstenir pour signifier le « oui mais… » que nous inspirait ce PDD.  Nous sommes intervenus sur de nombreux sujets : le semblant de concertation ressenti dans les comités de quartier, la politique commerciale du centre-ville qui ne va pas assez loin (zone des halles, rue Jean Jaurès, rue de la République côté droit du « Paquebot » sont absentes de la politique commerciale qui va être mise en place), sur la centralisation de l’animation de la ville sur Ville-Port au détriment de nombreux quartiers, sur la gestion du port et le besoin de soutien politique dans la mise en place d’autoroutes de la mer, sur la politique de la petite enfance et l’extension du centre de loisir maternels au-delà de ce qui est proposé (besoin également le samedi), les promesses sur notre patrimoine qui disparait malgré tout, les quartiers typiques dénaturés, etc…

 

Nous sommes également intervenus sur un point qui peut sembler banal mais qui est particulièrement significatif de la manière dont Saint-Nazaire est gérée. Il s’agit de la volonté du maire de « forger une identité collective commune » à notre ville.

 

Nous trouvons étrange ce souhait de vouloir forger une identité à la ville. Nous ne sommes  pas d’accord avec cela. L’identité d’une ville n’est pas une volonté. Et encore moins la volonté d’un seul homme.

 

Comment peut-on penser que c’est cette équipe municipale, qui n’est que de passage dans l’histoire de notre ville, qui va forger une identité à St Nazaire?

 

Il souhaite également promouvoir notre double identité, maritime et ligérienne. Mais nous savons tous que l’identité de notre ville est multiple, en grande partie bretonne d’ailleurs, mais dans tous les cas bien plus complexe que ce qui est proposé dans ce document. Elle est forgée par l’histoire, par l’éducation, par les conflits et la diversité de ses habitants, venant chacun non seulement de pays différents, mais aussi de régions et de cultures différentes.

 

Cette double identité, qui nous est proposée, est non seulement un affront à notre histoire mais aussi un affront à notre devise : « elle ouvre et personne ne ferme ».

 

Pour terminer sur ce PDD, il faut reconnaitre qu’il y a de bonnes volontés en terme d’éducation, de lien entre les habitants et l’administration municipale, de politique des personnes âgées, et nous espérons simplement que ces volontés seront transformées en réalité. C’est pour cela que nous n’avons pas souhaité voter contre ce projet mais exprimer notre réserve : Saint-Nazaire doit avancer mais pas contre ses valeurs, et nous sommes là pour l’empêcher!

Même si nous savons par expérience que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent, nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance à la propagande municipale nous promettant que St Nazaire sera le paradis en 2015. La question, c’est qui sera St Pierre d’ici là!

16.12.2008

Edito St Naz Mag du mois de décembre

J. Batteux/ N. Sarkozy : et si la méthode était la même ?

  Oserions-nous les comparer ? Une chose est sûre, pour ce qui est de l’idéologie, les différences sont évidentes.

 

  A première vue donc tout les oppose. A première vue seulement. Car à y regarder de plus près, les deux hommes se retrouvent sur certains points dans leur méthode de gestion.

 

  Nous votons en ce mois de décembre le Plan Global de Développement (PGD), qui sera le fil directeur de la politique qui sera menée durant le mandat.

  Et c’est ce moment qu’a choisi notre Maire pour nous avouer à grand renfort médiatique qu’il voulait mettre en place, ô miracle, « une nouvelle gouvernance », basée sur une vision nouvelle de la vie démocratique de notre ville.

  Ce changement radical de cap n’est pas sans nous rappeler le « J’ai changé! » de la campagne présidentielle de N. Sarkozy, lui aussi à grand renfort médiatique.

  Nous savons par expérience que les paroles n’engagent que ceux qui les écoutent!

 

  Mais la surprise vient davantage du contenu du PGD car nous avons eu la joie de découvrir que la majorité avait parfaitement lu notre projet, et que les priorités qui étaient les nôtres devenaient les leurs aujourd’hui. Lorsque nous dénoncions l’état de nos écoles, l’incohérence de nos transports, le cubisme des constructions, l’abandon de notre centre-ville, ils criaient à l’affabulation. Ces mêmes sujets deviennent aujourd’hui leurs priorités. Cela n’est a priori pas dérangeant si les projets sont mis en place comme prévu initialement. Mais l’expérience prouve que cela est rarement le cas.

 

  Pour preuve, lorsque F. Bayrou proposait le RSA, la réduction de la dette, les bonnes idées récupérées unes à unes par N. Sarkozy ont été transformées en projets explosifs : le RSA a finalement été financé de manière injuste et la dette a explosé avec un déficit de 51,4 milliards d’euros en 2008. Sans parler de la TVA sociale, devenue inéquitable, en gardant le nom!

 

  Et que dire de l’idée de former un gouvernement de sensibilités différentes, critiquée puis transformée en « ouverture ». Là où Bayrou disait « venez avec vos idées, vos valeurs, et éclairez le débats par vos différences », le Président le transformait en « laissez vos bagages à l’entrée, vous êtes là pour l’image ».

 

  Nous pouvons donc légitimement avoir des réserves quand nous voyons que le futur Plan Local d’Urbanisme prévoit par exemple de conserver une cohérence de quartier. C’est ce que nous appelions l’identité de quartier, qui était contesté par ceux qui annoncent aujourd’hui cette idée,  et qui construisent les mêmes bâtiments à Ville-Port qu’à l’Immaculée ou Penhoët. Quant au patrimoine, les futurs « cahiers de prescriptions architecturales » ne changeront rien au sort de notre Banque de France, bientôt transformée. Elle, n’y aura pas eu droit!

 

  De même, là où nous proposions des « comités de quartier » (qui étaient jugé inutiles à l’époque), véritables relais de la population auprès des élus, on met finalement en place des « conseils de quartier » en expliquant à leurs membres qu’ils ne sont pas là pour faire remonter les doléances.

 

  Les électeurs de la majorité apprécieront donc de savoir qu’en votant pour elle, ils votaient pour le projet d’une autre équipe.

Mais, après tout, ils avaient déjà découvert qu’en votant Royal en 2007, ils élisaient ainsi directement Sarkozy. Ah, les joies de la politique!

 

  La morale de cette histoire, c’est qu’un projet n’est jamais aussi bien que lorsqu’il est mis en place par ceux qui l’ont porté, l’ont fait naitre, et qui demain seront les seuls à pouvoir le faire grandir!

De très bonnes fêtes à tous!

28.10.2008

Edito St Naz Mag du mois de novembre

La loi ne s’applique pas en principauté de St-Nazaire

  Fin juillet, le parlement adoptait la loi instituant, en cas de grève, un service minimum gratuit d’accueil dans les écoles primaires. Il s’agit de la conciliation de deux libertés fondamentales : celle du droit de grève du personnel (qui se doit d’être respectée) et celle de travailler pour les parents, en particulier ceux qui ne peuvent pas s’absenter à volonté.

 

  Les collectivités locales sont chargées d’organiser le dispositif, selon les moyens humains et matériels dont elles disposent, à partir de 25 % de grévistes annoncés 48 h auparavant...

 

  Le mouvement du 7/10 était de taille à expérimenter sa mise en place pour permettre aux responsables de mesurer comment mettre en route le processus. Bref avoir une démarche pragmatique, dont les conséquences après bilan auraient été mesurées.

 

  Que l’idée plaise ou pas, la loi est celle-ci. Ce qu’attendait le ministre, ce qu’attendaient les Nazairiens, ce n’était pas de savoir ce qu’en pensaient les élus de gauche de Saint-Nazaire mais de savoir si ça pouvait fonctionner, oui ou non, avec un peu de bonne volonté.

 

  Au lieu de cela, la ville de St Nazaire s’est illustrée dans l’obstination idéologique. Parce que le projet est irrecevable pour M. le Maire, elle a perdu l’occasion de prouver sa solidarité avec les parents qui travaillent, sans pour cela perdre sa verve « anti mesures Darcos ». L’un n’empêchait pas l’autre. Résoudre un problème pratique, ce n’est pas opposer les parents aux enseignants grévistes.

 

  Le mot d’ordre à la mairie devenait « Nous n’avons pas les moyens d’accueillir la totalité des élèves... ».

Pourtant, avec une moyenne de 14 % de grévistes (la même que St-Nazaire) une ville de 350 000 habitants comme Nice a eu 153 enfants à gérer ce jour là... La plupart des villes autour de Saint-Nazaire n’ont même pas eu à activer le dispositif. Il faut garder raison face aux réformes et ne projeter que sur pièce !

 

Nouvelle direction à la Stran... enfin!

  Il y a quelques mois, la municipalité se demandait encore pourquoi les Nazairiens boudaient les bus. Nous espérons que le nouveau directeur de la Stran pourra répondre à leurs interrogations. Car il faut bien avouer qu’en terme de déplacements, la situation dans notre ville est ubuesque : des lignes et des horaires inadaptés au transport des salariés, des temps de trajet beaucoup plus longs qu’en voiture, une tarification complexe...

 

  Mais il en est de même pour la pratique du vélo qui doit se contenter de pistes cyclables (quand

il y en a) sans la moindre sécurisation. Nous interpellons régulièrement les élus majoritaires sur ces questions en proposant une meilleure accessibilité, davantage de sécurité dans les bus (vidéosurveillance si besoin)...

 

Nous facilitons votre participation au conseil municipal

  Vous souvenez-vous que nous proposions de filmer les réunions du conseil municipal afin que chacun puisse avoir accès aux décisions prises par vos élus ?

 

Cela nous a été refusé.

 

  Nous ne pouvons donc que vous inciter à participer au conseil municipal. Il est important de rappeler que tout le monde peut y assister librement, gratuitement, et puisque la majorité ne veut pas le faire, le Modem met désormais à votre disposition sur son site toutes les informations nécessaires à votre participation et la bonne compréhension du conseil municipal : dates des prochains conseils, ordre du jour accessible 5 jours avant, la possibilité pour vous de nous faire vos propositions ou remarques via notre blog sur les points qui seront abordés... Quand nous prônons la démocratie, nous l’appliquons !