05.06.2009

A la hauteur d'Airbus ou au ras des pâquerettes ?

Airbus.jpg  Suite à la venue de Sylvie GOULARD à st Nazaire, et après avoir visité l'usine Airbus de Gron, notre candidate aux européennes a consacré une de ses tribunes à Airbus.

La voici:

29 mai 2009

A la hauteur d'Airbus ou au ras des pâquerettes ?

Les Pères fondateurs l’avaient imaginé*. Airbus, 40 ans aujourd’hui, l’a fait : avec plus de 50 % du marché mondial, l’Europe s’est dotée d’une industrie aéronautique indépendante. Boeing ne contrôle plus ce secteur stratégique.

Dans l’usine de St Nazaire, les noms des clients sont apposés sur chacun des tronçons d’avion en construction. D’Océanie au Golfe persique, d’Europe à l’Amérique, des compagnies aériennes du monde entier volent en Airbus. La mondialisation, ce sont aussi des pays émergents qui s’équipent en biens fabriqués en Europe. En Loire-Atlantique, sur deux sites, Airbus fait vivre des milliers de familles, sans parler de la sous-traitance. Et la compagnie possède aussi des usines à Toulouse, dans le Nord de notre pays ainsi qu’en Angleterre, en Allemagne, en Espagne. C’est un grand employeur européen. Qui pourrait imaginer, en montant dans un avion Airbus, que les ailes ont été fabriquées dans un pays d’Europe, la partie centrale dans un deuxième, les aménagements intérieurs dans un troisième ? Qu’une créature aux formes étranges, dite le Béluga (en fait, un Airbus remodelé), transporte d’un bout à l’autre du continent, des morceaux de carlingue « en kit » jusqu’à l’assemblage final, à Toulouse ?

Les hausses du prix du kérosène et la crise mondiale se font sentir dans le carnet de commandes, même si, vu les délais de fabrication d’un avion, les effets du ralentissement actuel ne seront vraiment sensibles qu’en 2010 et plus tard. D’ici là, pour assurer son avenir, Airbus continue à innover en développant des matériaux composites ou des moteurs plus sobres. Airbus, c’est à la fois de la recherche de pointe et du travail « à la main » : car le plus frappant, c’est qu’aucun robot ne travaille sur les chaînes. Chaque rivet est posé de main d’homme.

Entre le lancement d’un programme industriel et le travail donné à des ouvriers, ce sont des années, parfois des décennies qui s’écoulent. Comment préparons nous l’avenir à 40 ans ? A l’évidence, mal. Sans souffle ni dessein. Les emplois de demain dépendent de notre attitude aujourd’hui. Or dans la crise, les gouvernements européens pensent étroit, national. La France assiste Renault ou Peugeot, sans contrepartie, ni conditions en termes d’innovation. De la même manière, l’Allemagne tente de remettre Opel sur pied. Les Italiens voudraient racheter la société allemande mais le gouvernement fédéral pourrait leur préférer des Canadiens ou des Chinois pour éviter que Volkswagen ne souffre d’une concurrence de Fiat. Où est l’Europe dans tout cela ? Où est la vision stratégique ? On court boucher des trous dans des bilans alors même que la crise touche le produit : il est temps de fabriquer qu’autres voitures, plus vertes. A ce jour, seuls des Japonais vendent des automobiles « hybrides » qui combinent propulsion électrique et classique. Il est temps de donner des moyens plus élevés à la recherche dans ce secteur mais aussi sur les économies d’énergie, l’énergie marine, la santé, le végétal etc.

Notre avenir est européen. Préparons le ensemble. Concevons ensemble un grand programme de relance fondée sur des projets à moyen et long terme, ambitieux, financés par des fonds communs, tournés vers le durable, employant des équipes de chercheurs européens.

Retenons la leçon d’Airbus. Et allons même plus loin car la logistique extraordinaire de la compagnie aéronautique ne doit pas cacher l’une des faiblesses des projets européens à ce jour : les gouvernements remettent des frontières dans les équipes de management, dans les bureaux et les labos. Même pour le motif légitime de préserver l’emploi local, les Etats ne doivent pas compliquer la « gouvernance » des entreprises que l’on dit par ailleurs européennes. Si nous voulons des entreprises de grande envergure, laissons leurs dirigeants prendre des décisions dans l’intérêt commun qui n’est pas forcément l’addition des intérêts nationaux. Pensons large. Volons haut.

Sylvie Goulard

* Ils en avaient fixé l’objectif dans l’introduction du rapport Spaak qui a imaginé le marché commun.

04.06.2009

Vos élus soutiennent Sylvie GOULARD

Découvrez notre le tract distribué sur le grand St Nazaire pour soutenir Sylvie GOULARD et son équipe...

Vous pouvez le télécharger en cliquant sur les photos ci-dessous.

                                      
                                   Tract local recto.jpg    Tract local verso.jpg
   

03.06.2009

Elections européennes: demandez le programme!

Programme.jpgVous pouvez télécharger le programme du MoDem pour les élections européennes en cliquant ici

30.05.2009

Incidents du Petit-Caporal: communiqué de Patrick Le Tallec

332243330.jpgLe 19 mai dernier, Ouest-France consacrait un article aux dégradations survenues dans le quartier du Petit-Caporal. (OF - cliquez pour voir l'article maville.com)

 

Patrick Le Tallec, conseiller municipal MoDem, réagissait il y a quelques jours aux incidents et aux propos de Joël Batteux qui reproche aux forces de police de na pas faire leur travail.

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03.05.2009

Européennes 2009: Sylvie Goulard, candidate du MoDem dans la circ. Ouest

3449666738_9b98006d1f_m.jpg  A la suite des décisions de nos différentes instances et de la consultation des militants par Internet, Sylvie GOULARD et Bruno JONCOUR ont été choisis pour conduire la liste du Mouvement Démocrate aux élections européennes du 7 juin prochain dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charente).

 

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08.04.2009

Intervention de Kévin Izorce sur les subventions au LIFE

  Vendredi 27 mars, lors du conseil municipal, Kévin IZORCE est intervenu sur les nouvelles subventions exceptionnelles attribuées au LIFE.

  Alors que la majorité municipale tente de faire croire aux nazairiens que le débat porte sur l'art contemporain, il est tout de même utile de rappeler que nous ne nous sommes pas opposé lors de la subvention de 400 000 euros accordée à la biennale d'art contemporain Estuaire.

Retrouvez son intervention complète ici: Intervention subvention LIFE.pdf

27.02.2009

Le "nez" du paquebot France exposé à St Nazaire?

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

  Kévin Izorce et les élus du MoDem de St Nazaire ont eu l’idée de faire revenir, même pour quelques jours, le « nez » du paquebot France à St-Nazaire dans le but d’offrir aux nazairiens quelques souvenirs.

 

  « Nous négocions actuellement la possibilité d’un tel retour, en lien avec plusieurs interlocuteurs, dont le nouveau propriétaire. En effet, le « nez », qui est la partie haute de l’étrave du navire, a été vendu à Paris il y a quelques jours. Il devrait rester à Paris quelques mois, où il sera présenté au public sur les bords de la seine. Il est prévu qu’il prenne ensuite la direction de Deauville, où il rejoindra le complexe immobilier de son propriétaire afin de prendre place, de manière définitive, au sein de la résidence.

 

  Nous envisageons de lui faire faire un détour d’une semaine ou 10 jours de manière à ce qu’il passe par St Nazaire.

 

  Le coût resterait correct en comparaison de bon nombre d’expositions ou d’évènements organisés toute l’année et le public, familial, de curieux, de passionnés, d’anciens ouvriers des Chantiers, serait bien plus large. Il s’agirait principalement des frais liés au gardiennage, assurance et transport. De plus, ’affluence générée par un tel évènement profiterait bien sûr aux structures de Ville-Port.

 

  Nous demanderons le soutien de la municipalité afin de l’installer par exemple sur la place de l’Amérique Latine, entre Escal’Atlantic et le Ruban Bleu, durant son éventuel court passage sur la terre qui l’a vu naître. »

 

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Vous pouvez retrouver les articles de presse faisant suite à ce communiqué dans :
Ouest-France - Edition du 27 février
Presse-Ocean - Pas encore paru
Echo de la Presqu'île - Edition du 27 février

19.02.2009

Espaces confessionnels : intervention prévue de kévin Izorce

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K. Izorce.jpg

 Lors du dernier conseil municipal, il était prévu (et accepté) que Patrick Le Tallec et Kévin Izorce interviennent à deux sur le sujet des sépultures confessionnelles.

  Mais le M. le Maire, fatigué de son propre ordre du jour, a décidé qu'il n'y aurait pas de vote sur un texte.

  Le conseil municipal ne s'est donc pas prononcé sur la question, laissant les personnes concernées dans le flou le plus total. Kévin Izorce n'a donc pas pu s'exprimer, le Maire lui ayant refusé la parole.

  Conséquences: les élus MoDem ont dû faire leurs propositions à la sortie du conseil municipal, directement auprès du collectif qui avait patienté dans le calme pendant plusieurs heures.

Voici ci-dessous l'intervention de K. Izorce, prévue pour le 6 février:

Retrouvez son intervention complète ici: Intervention sépultures confessionnelles.pdf

Sépultures confessionnelles : des actions concrètes...

  Mardi dernier, Kévin Izorce et Hassan Bouazzi (responsable du collectif pour le droit à une sépulture confessionnelle), tenaient une conférence de presse pour annoncer une demande de création d'une "Mission d'information et d'évaluation" sur le sujet des sépulturelles confessionnelles.

  Ils ont également proposé l'envoi d'une lettre à Michel Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, ainsi qu'au Préfet, pour qu'il incite ici plus qu'ailleurs à la mise en place d'un tel dispositif. La Ministre de l'Intérieur avait en effet adressé aux Préfet une requete, leur demandant d'inciter les maires à mettre en place des espaces confessionnels.

  Le message ci-dessous a été adressé à l'ensemble des élus du conseil municipal, pour les inciter à répondre à la demande de mission:

  "Lors du conseil municipal du vendredi 6 février, certains élus n'ont pu s'exprimer sur divers sujets.
 
  Parmi eux, un sujet nous tenait particulièrement à coeur: le débat sur l'inhumation proposée pour les personnes de différentes confessions, citoyens de notre ville. Un collectif a justement été créé à l'initiative de plusieurs de ces citoyens (pour certains musulmans, juifs, athées ou agnostiques).

  Vous avez reçu, sur la table du dernier conseil municipal, les demandes du collectif.

  Nous avons organisé ce matin, conjointement avec le « collectif pour le droit à une sépulture confessionnelle », une conférence de presse afin de présenter nos propositions, ce que nous avions prévu lors du dernier conseil municipal si nous avions pu terminer de nous exprimer.

  Nous avons proposé la création d'une Mission d'information et d'évaluation sur le sujet des espaces et sépultures confessionnelles, conformément à l'article 11 de notre Règlement Intérieur.

  Comme vous pourrez le lire dans ce même règlement, cette demande doit être exprimée par au moins un sixième du conseil municipal. Pour vous éviter le calcul, cela fait au moins 9 élus. Cette mission, qui rendra un rapport lors de la clôture de ses travaux, sera composée d'élus (à la proportionnelle) mais aussi de citoyens, qui seront jugés compétents par la mission. Chaque élu a le droit de participer à une demande de mission par an, et nous avons choisi de faire cette demande sur ce sujet si important.

  Nous avons apprécié la volonté d'impliquer des élus de chaque groupe politique dans la réflexion mais nous ne pouvons pas ne pas mettre au centre de la table les personnes directement concernées.

  Le groupe MoDem étant déjà composé de 7 élus, nous adressons un appel à chaque groupe du conseil municipal, afin que chacun, s'il le désire, puisse se joindre à cette demande. Plus nous aurons de soutien dans cette démarche, et plus nous montrerons aux nazairiens concernés notre volonté de répondre à leurs attentes.

  La demande sera rédigée par écrit et devra être signée de tous les pétitionnaires. Ce message n'a donc pour but que de vous inviter à la signer, la demande « officielle » n'intervenant que dans quelques jours, à la suite de vos réponses.

  A l'heure actuelle, le conseil municipal n'a exprimé aucune position officielle, malgré la présentation des positions de la majorité et des minorités.

  Cette question des sépultures confessionnelles est un débat profond et ancien dans notre ville. Il est temps de le clôturer définitivement, comme d'autres villes l'ont fait (St Herblain ou Nantes pour les plus proches).

  Nous ne pouvons plus rester sourds face aux attentes de ces citoyens, français, qui ne demandent qu'à vivre leur religion sereinement, loin de tout esprit de polémique.

  Michelle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a par ailleurs adressé un courrier aux Préfets, leur demandant d'inciter les maires à mettre en place ces dispositifs.

  En tant qu'élus, le groupe MoDem, en accord avec les demandes exprimées, se pose comme l'outil du collectif (et plus largement des citoyens concernés de notre ville), afin de concrétiser leur démarche, laissant de côté les idéologies politiques.

  Nous insistons sur le fait que cette demande de mission se fait dans un esprit constructif, à l'encontre de toute volonté conflictuelle.

  Chaque élu a cette fois la chance d'exprimer clairement ses convictions. Nous espérons que vous serez nombreux à la saisir.

Bien cordialement,

Kévin Izorce / Hassan Bouazzi"

16.02.2009

Edito St Naz Mag du mois de février

L’identité d’une ville… la volonté d’un homme !

Lors du dernier conseil municipal, vos élus ont eu à se prononcer sur le Plan de Développement Durable (PDD) qui était proposé par la majorité. Ce document phare du municipe est le plan d’action de l’exécutif, basé sur les projets présentés par les listes lors de l’élection.

 

Tous les groupes politique ont exprimé leurs opinions, leur accord ou leur désapprobation.

 

Les élus majoritaires ont bien sûr voté pour, un élu de Label Gauche a voté contre pendant que trois autres s’abstenaient, et l’UMP a, contre toute logique, approuvé le document donnant ainsi carte blanche au maire pour jouer aux Legos avec notre ville!

 

Pour notre part, nous avons choisi de nous abstenir pour signifier le « oui mais… » que nous inspirait ce PDD.  Nous sommes intervenus sur de nombreux sujets : le semblant de concertation ressenti dans les comités de quartier, la politique commerciale du centre-ville qui ne va pas assez loin (zone des halles, rue Jean Jaurès, rue de la République côté droit du « Paquebot » sont absentes de la politique commerciale qui va être mise en place), sur la centralisation de l’animation de la ville sur Ville-Port au détriment de nombreux quartiers, sur la gestion du port et le besoin de soutien politique dans la mise en place d’autoroutes de la mer, sur la politique de la petite enfance et l’extension du centre de loisir maternels au-delà de ce qui est proposé (besoin également le samedi), les promesses sur notre patrimoine qui disparait malgré tout, les quartiers typiques dénaturés, etc…

 

Nous sommes également intervenus sur un point qui peut sembler banal mais qui est particulièrement significatif de la manière dont Saint-Nazaire est gérée. Il s’agit de la volonté du maire de « forger une identité collective commune » à notre ville.

 

Nous trouvons étrange ce souhait de vouloir forger une identité à la ville. Nous ne sommes  pas d’accord avec cela. L’identité d’une ville n’est pas une volonté. Et encore moins la volonté d’un seul homme.

 

Comment peut-on penser que c’est cette équipe municipale, qui n’est que de passage dans l’histoire de notre ville, qui va forger une identité à St Nazaire?

 

Il souhaite également promouvoir notre double identité, maritime et ligérienne. Mais nous savons tous que l’identité de notre ville est multiple, en grande partie bretonne d’ailleurs, mais dans tous les cas bien plus complexe que ce qui est proposé dans ce document. Elle est forgée par l’histoire, par l’éducation, par les conflits et la diversité de ses habitants, venant chacun non seulement de pays différents, mais aussi de régions et de cultures différentes.

 

Cette double identité, qui nous est proposée, est non seulement un affront à notre histoire mais aussi un affront à notre devise : « elle ouvre et personne ne ferme ».

 

Pour terminer sur ce PDD, il faut reconnaitre qu’il y a de bonnes volontés en terme d’éducation, de lien entre les habitants et l’administration municipale, de politique des personnes âgées, et nous espérons simplement que ces volontés seront transformées en réalité. C’est pour cela que nous n’avons pas souhaité voter contre ce projet mais exprimer notre réserve : Saint-Nazaire doit avancer mais pas contre ses valeurs, et nous sommes là pour l’empêcher!

Même si nous savons par expérience que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent, nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance à la propagande municipale nous promettant que St Nazaire sera le paradis en 2015. La question, c’est qui sera St Pierre d’ici là!

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